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Face à un christianisme actuellement très différencié, tant par
ses formes et son implantation que par son ancienneté, plus ou
moins longue, selon les continents, Raymond Mengus recourt à
l'image des quatre saisons. Empruntée aux cycles de la nature dans
l'hémisphère nord, cette métaphore évoque les âges, les expériences,
les étapes de la vie, la naissance et le vieillissement. Appliquée
au christianisme, elle peut aider à comprendre sa diversité,
son évolution dans le temps, ses crises et ses formes éclatées.
L'auteur estime, par exemple, que les Églises d'Europe,
vieilles de bientôt deux millénaires, sont entrées dans l'hiver : ce
sont des pratiquants généralement âgés, en voie de quasi-disparition
; des groupes de catéchèse clairsemés ; une présence marginale
ou festivo-folklorique dans nos sociétés. En Amérique latine,
en Asie et en Afrique au sud du Sahara, on parle en revanche de
jeunes Églises, de communautés plus fraîches et dynamiques.
Mais est-ce que leur printemps ou leur été durera face à la sécularisation,
à l'émergence de l'individu, au pluralisme religieux et
aux retards qu'ont pris, là aussi, la catéchèse et la théologie pour
parler le langage de l'homme moderne ?
Mêlant anecdotes personnelles et raccourcis historiques, ce
livre pose des questions décapantes et s'achève sur une interrogation
qui attend une réponse. Y aura-t-il un nouveau printemps
pour le christianisme, et à quelles conditions ?