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Soyez des femmes et des hommes libres ! Mais rappelez-vous : la liberté
humaine est une liberté marquée par le péché. Elle a besoin elle aussi d'être
libérée. Christ en est le libérateur, Lui qui «nous a libérés pour que nous
soyons vraiment libres» (Ga 5, 1). Défendez votre liberté !
«Éclairer le thème de la conscience en morale est un grand service rendu à la
pensée et à la vie. Chacun s'appuie sur elle dans notre culture, mais sans en
apprécier la structure. Elle en vient ainsi souvent, contre son sens authentique,
à servir d'alibi pour échapper aux exigences du vrai et du bien. Alors qu'elle
est en nous l'écho de la raison promulguant l'Idéal inscrit dans les profondeurs
de l'humanité de l'homme, la conscience est abusivement invoquée pour se
soustraire aux appels de notre propre nature métaphysique.
«On a perçu l'enjeu de la morale fondamentale quand on a saisi que notre
conscience est le dernier juge en matière morale, sans être cependant elle-même
la source du bien. Un peu comme un juge tranche en dernière instance,
mais sans être pour autant le fondement du droit. Ainsi la conscience est-elle
l'instance ultime où se décide notre perception du bien et notre rapport au
bien, mais, comme elle n'est pas le fondement de la vérité morale, mais seulement
le sanctuaire intime où elle est perçue et promulguée, le premier devoir
de la conscience est de se former elle-même. Si nous sommes responsables
devant notre conscience, nous sommes aussi responsables de notre conscience.
Si donc le devoir absolu est bien de suivre sa conscience, le premier devoir est
de former celle-ci en l'éclairant.»