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Quelles sont les conditions nécessaires à l'existence d'un
bien collectif comme le savoir ? Comment distinguer le vrai
du faux ? Selon quels critères accorder sa confiance ? Dans
Une histoire sociale de la vérité, Steven Shapin raconte
comment la notion de «vérité scientifique» s'est constituée
dans l'Angleterre du XVIIe siècle. Il recrée avec élégance
l'univers des gentilshommes philosophes (Francis Bacon et
Robert Boyle en tête) à une époque cruciale pour la science
moderne. Il livre un tableau très vivant des relations entre
culture mondaine et pratique scientifique. Les codes de
conduite des gentilshommes d'alors prônant la confiance, la
courtoisie, l'honneur et l'intégrité ont en effet fourni des solutions
efficaces aux problèmes de crédibilité de la science, et
garanti la fiabilité des connaissances sur le monde.
À partir de ce récit historique détaillé, Steven Shapin
discute plus largement de l'établissement du savoir factuel en
science, mais aussi dans la vie quotidienne. Sa peinture des
moeurs des gentilshommes philosophes lui permet d'illustrer
l'affirmation selon laquelle la confiance est impérative dans
la constitution de tout savoir, qui reste avant tout une entreprise
collective.
Un ouvrage devenu l'une des références internationales
incontournables de la sociologie des sciences et des sciences
sociales dans leur ensemble.