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«Il ne s'agit pas de "sauver l'université", mais de savoir ce qu'il y a
à sauver, ce qu'il est possible et souhaitable de sauver, ce qu'il y a
à détruire en elle, et quels sont les moyens adaptés à cette fin.»
Le printemps 2009 a vu exploser la contestation, d'une ampleur
et d'une durée inédites, de l'enseignement supérieur et de la
recherche à l'égard des nouveaux principes de gestion
managériale de l'université et de leur idéologie autoritaire.
Pourtant l'université «d'avant» n'était pas indépendante du
marché : comprendre les contradictions et l'échec politique de
cette grève impose d'identifier, au travers de la mutation en
cours, les logiques de continuité qui façonnent la transition
historique actuelle.
L'heure n'est pas aux voeux pieux. Pour que les tendances
de résistance puissent devenir de véritables forces
opérationnelles conscientes de leurs possibilités, des lignes
stratégiques et des options tactiques claires s'imposent. Cet
essai mobilise la théorie au service de la pratique : s'organiser,
agir, ne pas renoncer. Il propose un diagnostic, et souhaite
contribuer à l'union des personnels enseignants, non
enseignants et des étudiants pour combattre cette
«incorporation croissante de la science au Capital», selon la
formule de Marx, et ses effets liberticides.
La révolution dont il est question ici s'entend à trois niveaux :
la «révolution» réactionnaire en cours, la grève de 2009, et
finalement l'appel à une double posture de résistance et de
construction d'une université «oppositionnelle» en rupture
avec les violences directes et les aliénations sournoises du
capitalisme.