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Jean-Baptiste, 10 ans, vit avec sa mère Hélène à Paris où son professeur Sacha l'accompagne dans sa passion du violon. Il ne connaît pas toutes les difficultés qu'une femme doit surmonter pour élever un enfant sans père. Chassée par sa propre famille, contrainte de trouver un logement décent dans la capitale, sa maman parvient à se faire embaucher dans une bonneterie dirigée par Simon, un individu dont l'allure sévère dissimule mal une profonde gentillesse. Mais un jour, cet homme providentiel est emmené par la Gestapo, ce qui contraint la mère de Jean-Baptiste à tout abandonner une nouvelle fois pour tenter de gagner la zone libre.
Les souvenirs romancés d'une enfance vécue sous l'Occupation
L'abbé partit enterrer son défunt qui n'avait désormais besoin que de prières, et nous prîmes tranquillement la route vers Menetou, où nous devions rencontrer notre passeur à la nuit tombée afin de franchir cette rivière, dernier obstacle à notre liberté. Je ne comprenais pas facilement pourquoi, une fois cette rivière passée, nos ennuis cesseraient, que nous pourrions prendre le train et ne plus nous cacher. Je disais à Hélène :
- Pourquoi tous nos amis ne font pas la même chose ? Les Allemands resteraient seuls et, finalement, rentreraient chez eux.
Même si notre situation à ce moment-là était des plus critiques, ma remarque naïve fit rire Hélène.