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« Par son émergence dans les avant-gardes, l'éphémère introduit une discontinuité dans un paysage artistique occidental largement dominé par l'exigence d'une sauvegarde des oeuvres. Envisager qu'il puisse exister des oeuvres
éphémères, c'est d'abord les penser sur un mode négatif, comme un déjà-plus qui n'est pas encore une authentique manière d'être. C'est aussi les penser comme des oeuvres paradoxales qui tiennent davantage de l'opus comme processus que de l'opus comme résultat. »
Partant d'une étude du sens et de la fonction des oeuvres éphémères dans les avant-gardes futuriste et dada, ce livre s'intéresse aux déplacements philosophiques du concept d'oeuvre de 1909 à 2009. En interrogeant le présupposé selon lequel la propension à durer est une des propriétés de l'oeuvre, il envisage un devenir-oeuvre de l'éphémère qui ne se limite pas à la permanence matérielle de ses éclats (textes, images, objets). Le concept d'oeuvre agonique auquel aboutit l'ouvrage tente de rendre compte de la double articulation de l'éphémère aux choses mortes et à la vie des collectifs pour envisager sa survivance dans des processus qui n'en ternissent pas l'éclat.