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16 mai 2007, Nicolas Sarkozy, sur le perron de l'Élysée, regarde s'éloigner
Jacques Chirac. Dix jours plus tôt, 53,1 % des Français l'ont choisi comme
sixième Président de la Ve République. Victoire totale confirmée, un mois
après, par la majorité absolue obtenue par l'UMP à l'Assemblée nationale.
La rupture annoncée par le candidat est aussitôt mise en oeuvre. Politique
économique et sociale, diplomatie, méthodes de gouvernement, de communication...
l'heure est aux changements.
Déjà, la campagne présidentielle avait offert un ton neuf et mobilisé
les citoyens. Le pays semblait redécouvrir, parfois avec une certaine ferveur,
discours politiques et paroles partisanes. Douze candidats pour répondre
aux attentes d'une société persuadée que les choix, sans cesse repoussés,
ne pouvaient plus l'être.
2007 ou l'élection de la dernière chance ?
En quelques mois, les premières lois emblématiques du nouveau pouvoir
sont votées : autonomie des universités, lutte contre la récidive, service
minimum dans les transports, maîtrise des flux migratoires... En matière
diplomatique, relance d'une dynamique européenne, volonté d'impulser
un dialogue «avec tout le monde».
Tenir les promesses en faveur du pouvoir d'achat, convaincre de la
justesse des choix opérés en matière économique et budgétaire quand les
économies occidentales s'éloignent de la croissance et que les marchés
financiers s'affolent, vaste programme pour le nouveau Président et sa majorité.
Vrai défi pour Nicolas Sarkozy : ses deux prédécesseurs n'avaient-ils
pas été contraints, confrontés aux mêmes difficultés, de changer de politique
quelques mois après leur élection ?