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Accumulation de «réformes» contradictoires,
refonte brutale de la carte judiciaire, pressions sur
les magistrats, exploitation politicienne de l'émotion
créée par chaque «fait divers» : le malaise est
profond chez les juges, les avocats... et les justiciables.
Aucune société respectueuse des individus,
de leurs libertés et de leur égale dignité ne peut
s'accommoder d'une justice manquant cruellement
de moyens, trop lente ou trop expéditive, de
plus en plus lointaine, sous contrôle du pouvoir,
dure aux faibles, paralysée face aux puissants et
sans cesse plus répressive. Aucune démocratie ne
peut demander à la justice pénale de réduire par
toujours plus de sanctions et d'enfermement toutes
les fractures qui la traversent.
La LDH interroge dans ce livre la valeur justice,
son rapport au temps, aux inégalités et aux
pouvoirs. Elle pointe le rôle que l'on fait jouer à
l'appareil judiciaire dans la répression des mouvements
sociaux et la logique néolibérale appliquée
à l'institution dans la gestion pénale des affaires.
Elle dénonce le doublement du nombre de gardes
à vue, du nombre de détenus et de la durée des
peines. Elle appelle à rompre avec une idéologie
sécuritaire construisant toujours plus d'insécurité
civile et sociale. Il en va d'ailleurs de même de la
justice internationale face aux désordres du monde
actuel.
Il y a urgence, pour les libertés et pour les
droits, mais aussi pour la République, à redonner
à la justice le statut et le rôle qu'elle doit pouvoir
jouer dans un État de droit.